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J’ai tout pour être heureuse… et pourtant. Comment remonter la pente?

J’ai tout pour être heureuse… et pourtant. Comment remonter la pente?

De plus en plus de femmes, de tous âges, viennent consulter. Un besoin de parler qui est souvent d’abord ignoré, éloigné, enfoui, voir refoulé, car pourquoi ces femmes iraient-elles consulter puisqu’elles ont tout pour être heureuse. Et pourtant il y a bien une souffrance.

Regardez cette jeune femme trentenaire, qui a choisi sa profession, choisi son mode vie, a une belle situation, qui partage des moments avec des amis,  qui a des relations amoureuses et qui pourtant, au fond d’elle, n’est pas, heureuse.

Parlons de cette mère de famille, mariée ou en couple, un partenaire qui la soutien, l’accompagne, des enfants, une profession et pourtant, elle ressent un grand vide. (112)

Se sentir coupable d’aller mal

Oui, aujourd’hui à n’importe quel âge, il faut être heureux. Beaucoup de potions magiques sont proposées pour aller bien, en permanence. Aller mal ramène à un sentiment de honte, voir d’impuissance ou d’échec. « Je suis faible ».

Mais est-ce possible d’aller toujours bien? Le fait d’avoir tout, nous rend-il heureux ?   

Célibataire ou en couple, il faut plaire. Pour être aimée d’un conjoint, de ses amis, de sa famille, certaines femmes n’hésitent pas à vivre au travers du désir de l’autre. Elles vont parfois jusqu’à se perdre. Elles vont jusqu’à s’oublier totalement.

Des réponses à trouver dans l’enfance

Pour comprendre cela, bien souvent il faut remonter dans les souvenirs de l’enfance. Un enfant qui  ne sera pas regardé avec bienveillance par ses parents manquera d’estime et de confiance en lui. Des parents présents physiquement mais absents mentalement, pourront aussi laisser des cicatrices chez l’enfant qui n’aura pas eu ce bagage suffisamment contenant et valorisant pour exister. Alors, adulte, il ira chercher peut-être, toute sa vie, ce regard qui lui aura manqué et qui lui apportera du réconfort.

Les enfants non désirés ou les enfants dont les parents sont très exigeants peuvent rencontrer ces problématiques. Ils chercheront, pour exister, à satisfaire le désir de l’autre, le désir d’un conjoint par exemple au point de s’oublier dans la relation.

Le bonheur sera difficile à atteindre également chez les enfants dont les parents sont dépressifs. L’enfant grandira dans un environnement pesant, lourd en voyant le monde de manière sombre et négative. Ils ne s’autoriseront pas à être heureux car seront comme imprégnés de cette morosité.

Les traumatismes familiaux, transmis de manière inconsciente, poursuivent les individus dans leur existence s’ils ne sont pas verbalisés. Par exemple, une mère rêvait toutes les nuits d’être poursuivie et qu’un homme pénétrait dans sa chambre par le fenêtre. Elle apprendra quelques années plus tard que sa mère a été violée durant toute son enfance.  La thérapie l’aidera à verbaliser, à extérioriser ce traumatisme longtemps inconnu consciemment, mais qui se manifestait à travers les rêves. Cela lui apportera un certain soulagement et elle apprendra à vivre avec cette histoire familiale.

D’autres femmes, mal dans leur peau, joue un rôle, montrant d’elles des personnes très extraverties pour cacher un mal être, une timidité profonde. Elles se retrouvent, pourtant en apparence comblée, et pourtant sont en quête d’authenticité.

La question qu’elles amènent dans le fond est : qui suis-je ?

Et la biologie?

Il est aussi démontré que des facteurs biologiques influencent aussi cette aptitude au bonheur. Mais l’environnement joue un grand rôle. Déjà tout bébé, être entendu et compris par la « mère suffisamment bonne », celle sui saura s’adapter et répondre à son bébé, apporte une base sécure pour la suite. L’enfant doit être accompagné dans son épanouissement global, individuel, social, familial, culturel…

Comment s’en sortir ? 

Ne pas se culpabiliser si vous avez l’impression de tout avoir et de ne pas être heureuse. C’est bien la différence entre être et avoir. Cette prise de conscience, cette plainte est un premier pas pour accepter ce mal-être et peut-être commencer un travail sur vous-même. Ecoutez ces plaintes. Que viennent-elles dire ? Les séances en thérapie vous aideront à mettre du sens sur ce ressenti et vous accompagneront dans cette quête du moi.

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